1. Les auteurs font une remarque importante et utile pour la construction d'une structure arborescente : « Une dénomination peut figurer plusieurs fois dans le diagramme. En effet, le passage d'une modalité d'un critère à la suivante n'entraîne pas automatiquement dans la langue la formation d'un mot différent. Autrement dit, tous les critères ne sont pas discriminants pour tous les mots. » (Duflos-Priot 1988 : 28).
2. Ce système conceptuel doit être étudié par la conceptuologie et non par la sémantique - une science linguistique qui n'étudie que le sens des mots, le sens qui n'existe pas indépendamment du mot (Felber 1984 : 103).
3. Rastier (2002 : 50) récapitule les présuppositions de la philosophie du langage de la manière suivante: « (i) the lexicon is a set of labels representing concepts, and by extension objects ; (ii) just as concepts are organized by degree of increasing abstraction, the lexicon would organize itself in taxonomies. And yet the lexicon is not a nomenclature capable of neatly encapsulating what is conveniently called "reality". Moreover, the lexicon is not amenable to being organized into taxonomies (save for those parts of the lexicon that are structured by disciplines like zoologie). »
4. « One way of constructing a model is to come up with a set of properties describing things in the world, define value sets for these properties and then describe each concept in the world as a set of particular property-value pairs. For reference purposes such sets can be named. The result is a world model, or computational ontology. » (Nirenburg et Levin 1991 : 10).
5. Cf. Mercier (1997 : 296) : « L'articulation de notre arbre de domaine, c'est-à-dire les grandes divisions du domaine, s'est inspirée de deux sources : l'arbre de la Banque de terminologie du Québec (BTQ) et les grandes divisions de L'encyclopédie de la cuisine de Jehane Benoît. »
6. Il paraît qu'on utilise ce terme faute de mieux, puisque le terme « culotte » ne s'utilise plus dans le langage banalisé de mode que sous la rubrique « sous-vêtement ».
7. Parfois, pour les vêtements exclusivement féminins le sème '-MASC' peut être ajouté. Pour être absolument précis, on pourrait ajouter un niveau sur lequel tous les vêtements communs se partagent entre vêtement féminin et vêtement masculin. Cependant, puisque pratiquement tous les vêtements contemporains peuvent être portés par les femmes, ce tri ne semble toujours être nécessaire.
8. Il semble que Petit Robert et Larousse ne font que répéter les définitions des éditions précédentes, par exemple, Larousse 1977 et Petit Robert 1991 proposaient les mêmes définitions qu'en 2004.
9. L'idée et la forme des tests pour les caractéristiques prototypiques et pour les caractéristiques atypiques viennent de Brousseau et Nikiema (2001).
10. Dans son rapport d'évaluateur externe, Prof. François Gaudin a mentionné « le jeu homonymique « pantalon=panta-long » qui motive « pantacourt » » que je trouve brillant.
11. Le fait que La Redoute (en 2001-2003) distinguait /jeans denim/ et /autres jeans/ confirme l'idée que le matériel est devenu un trait facultatif pour ce type de pantalon.
12. Le 26 août 2003, La Redoute proposait des rubriques différentes : /jeans denim / autres jeans/.
13. Cf. la définition de Remaury : pantalon corsaire dit Corsaire : pantalon étroit voir moulant, s'arrêtant au mollet (milieu du XXe siècle). Il doit son nom au pantalon de même longueur que portaient les corsaires.
14. D'après les images des catalogues, il apparaît qu'aujourd'hui la caractéristique 'coupe moulante' est plutôt facultative.
15. Comme pour 'corsaire', d'après les images des catalogues, il apparaît qu'aujourd'hui la caractéristique 'coupe collant' n'est pas toujours respectée.
16. L'idée de compter la productivité de chaque patron a été emprunté à Baayen, (1993 : 451) : « The degree of productivity of a morphological category is then gauged by focusing on the contribution of this category to the overall growth rate. » Cependant la formule de Baayen est plus compliquée et s'applique aux données de type différent.
17. Il y a beaucoup d'articles au sujet de cette oscillation (Corbin 1997 ; Gross 1997 ; Benette 1997) où il s'agit surtout des locutions plus ou moins figées ou de leur lexicalisation. Les mêmes tendances existent dans la terminologie de la mode et peuvent être étudiées pour le matériel extrait des catalogues en ligne.
18. Corbin (1997 : 61-2) discute cette approche.
19. Dans le tableau (2.j), le signifié d'un archétype représente la combinaison de sèmes de base pour le domaine de vêtement. Cependant, les exemples atypiques peuvent être interprétés d'une manière différente, par exemple comme contenant un trait marqué (-EXT, -MASC).
20. Dans le tableau (2.k), le signifié d'un type de vêtement inclut le classificateur 'pantalon' plus un ou plusieurs traits particuliers. Cependant, s'il s'agit de plusieurs traits - ils doivent représenter un ensemble qui crée un aspect caractéristique et reconnaissable.
21. Dans le tableau (2.l), le signifié d'une variante de variante Inclut le classificateur 'pantalon' ou 'type de pantalon' plus un ou plusieurs traits particuliers qui ne sont pas reliés entre eux.