1. Dans ma recherche, je me concentrerai sur les particularités linguistiques. Je ne me pencherai sur le sens des termes individuels que dans les cas où ces termes représentent un exemple typique des termes de leur niveau.
2. Dans les cas de doute concernant le sens de termes, je me sers de dictionnaires de la mode, mais en premier lieu de photos affichées sur l'Internet.
3. Le but immédiat de mon travail est aussi de créer une base suffisante pour une étude synchronique du vocabulaire vestimentaire, et un des buts plus lointains (hors du cadre de cette thèse) pourrait aussi être une étude diachronique de ce vocabulaire. Cependant les méthodes de création d'une base pour l'étude du matériel d'une époque passée seront très différentes des méthodes nécessaires pour le recensement du matériel contemporain, sans mentionner les différences entre les sources papier du dix-neuvième siècle et les sources électroniques du vingt et unième.
4. Comme Roland Barthes, je m'intéresse à la relation entre le vêtement réel et le vêtement écrit, mais ma recherche est avant tout une recherche linguistique. À l'opposé de l'étude de Barthes, c'est exactement le « sous-code du français » qui est l'objet de mon analyse : la structure du vêtement réel qu'il décrit n'est qu'un moyen pour l'étude du « sous-code » linguistique de nomenclatures vestimentaires. En d'autres termes, pour Barthes le signifiant est le moyen et le signifié et l'objet d'étude ; pour moi, le signifié est le moyen et le signifiant est l'objet.
5. De l'étude de Barthes, j'ai retenu deux idées à propos de la constitution du corpus : premièrement, de me limiter au vêtement proprement dit ; deuxièmement, de citer les énoncés de Mode sans référence « à la façon des exemples de grammaire ». Dans mon corpus, chaque unité terminologique est balisée comme appartenant à un des catalogues dépouillés, cependant je ne réfère au catalogue que dans les cas où la distribution est pertinente.
6. L'idée de l'approche systématique à l'étude du vocabulaire vestimentaire m'est très chère. Moi aussi, j'essaierai de représenter la terminologie étudiée comme système et de discerner des régularités dans le fonctionnement de ce système du point de vue de corrélation entre le signifié et le signifiant. À la différence de Barthes, je ne m'intéresserai pas à la comparaison de ce système avec d'autres systèmes sémiotiques, et j'adapterai l'approche de l'école de Vienne (voir 2.1.2.1.) à l'étude d'un système terminologique.
7. Malgré le fait que le vêtement contemporain diffère considérablement du costume traditionnel des XVIIIe et XIXe siècles, cette recherche a beaucoup contribué à ma construction du système conceptuel arborescent de vêtements de nos jours. Je parle de cette contribution dans le chapitre 2.
8. Voir http://www.etudes-francaises.net/colloque/sonina.htm
9. Un des 6 catalogues choisis, Quelle, ne permettait pas de copier séparément les items des sous-domaines différents, et ont été utilisé comme « échantillon de saturation » décrit en 1.3.5.
10. Mes recherches sur Internet ont démontré que pour la terminologie vestimentaire il ne vaut pas la peine d'interroger plusieurs moteurs de recherche : le moteur Google s'est avéré suffisant puisqu'il trouve normalement plus de résultats que les autres.
11. En France pendant ces dernières années, les chercheurs en Traitement Automatique des Langues (TAL) ont investi beaucoup d'effort dans le développement d'outils informatiques de la même sorte que TACT. Un des exemples serait le logiciel d'extraction de terminologie Lexter développé à Toulouse (Bourigault 2000).
12. Ces répétitions s'expliquent par le fait que le même modèle de vêtement peut être proposé sous plusieurs rubriques, par exemple 'la doudoune avec manches' peut être vendue sous la rubrique « parka », sous la rubrique « blouson / doudoune » et sous la rubrique « manteau » dans le catalogue 3Suisses.
13. À titre de comparaison, voici les résultats de recherche le 23 août 2006 :
- un total d'environ 935 000 pages en français pour pantacourt. (0,03 secondes)
- un total d'environ 21 pages en français pour pantailleur. (0,22 secondes)