1. Bien que la langue des troubadours fût connue par les contemporains sous les termes de proensal (la langue de Provence), lemozin (la langue de Limoges) ou romans (le vernaculaire), une précision serait nécessaire à propos du nom de la langue occitane. Occitan est considéré par William Paden comme un terme supérieur à celui de « langue provençale » qui apparente la langue à la région de Provence; il apparaît dans les documents latins de 1290 dans l’expression de lingua de oc (oc en occitan se traduit par oui en français moderne) qui se réfère à ceux qui la parlaient; il apparaît sous la forme latine de lingua occitana en 1302, et chez Dante, dans De vulgari eloquentia (ca. 1305), qui le différencie de la langue d’oïl (oïl en ancien français se traduit par oui en français moderne), et de l’italien. Voir à ce propos William D. Paden, An Introduction to Old Occitan (New York: MLA, 1998), p. 3-4 et les articles « Oc », « Occitan » dans le Trésor de la langue française, tome 12, p. 377, et p. 385-386.
2. Les éditeurs ont établi les dates d’activité du poète de 1175 ou 1180 jusqu’en 1200, en se basant sur les dates de ses poèmes, de sa vida et razo, sur d’autres poèmes des troubadours qui ont mentionné le nom d’Arnaut, déjà célèbre. Par exemple, la canso Doutz brais offre quelques points d’intérêt pour la datation d’Arnaut: « c’al coronar fui del bon rei d’Estampa » (Doutz brais 58, que je fus au couronnement du bon roi d’Etampes) fait allusion au couronnement de Philippe Auguste en 1180 (Arnaut Daniel, The Poetry of Arnaut Daniel, présenté et traduit par James J. Wilhelm (New York: Garland Publishing, 1981, p. xi). Dans la même canso, Arnaut parle du « reis Ferrans » (Doutz brais 55, le roi Ferdinand), qui avait régné entre 1157-1188. Le sirventes scabreux Pus Raimons fait allusion à un évènement qui a eu lieu en 1169, le massacre de Béziers (« si fossetz pendutz a Bezers »), qui apparemment a eu lieu pendant la vie d’Arnaut (Gérard Gouiran, « La carrière poétique d’Arnaut Daniel, a-t-elle commencé avant 1180? », dans Studia in honorem M. de Riquer, tome 3 (Barcelone: Quaderns Crema, 1988), p. 445-449). La razo d’Arnaut le rapproche de Richard Cœur-de-Lion, duc d’Aquitaine, ensuite roi des Anglais (1157-1199). Benvenuto d’Imola, un critique italien de Dante et de son Purgatoire affirme qu’Arnaut aurait vécu au temps de Raymond Berengar, comte de Provence entre 1168-1181 (cité par Wilhelm, dans The Poetry of Arnaut Daniel, p. xvi). Cette datation confirmerait que le troubadour Arnaut Daniel aurait composé après Raimbaut d’Aurenga et qu’il aurait été rattaché à la cour d’Orange. Le nom du troubadour apparaît aussi dans un sirventes satirique (ca. 1195) de Monge di Montaudon (strophe VIII), qui conteste sa manière d’écrire (« Arnaut Daniel […] Qu’a sa vida be no chantet »). Voir Gianluigi Toja, Arnaut Daniel: Canzoni, edizione critica, studio introduttivo, commento e traduzione a cura di Gianluigi Toja (Florence: Sansoni, 1960), p. 9. Généralement les biographes établissent la date de naissance d’Arnaut aux environs de 1145-1150 et la date de sa mort en 1200.
3. C’est Martín de Riquer, Arnaut Daniel: Poesías (Barcelone: Quaderns Crema, 1994), p. 49-61 qui souligne les noms les plus importants de la lyrique catalane.
4. Sur l’influence d’Arnaut sur Dante voir Maurice Bowra, « Dante and Arnaut Daniel », Speculum 27 (1952), p. 459-474, Maurizio Perugi, « Arnaut Daniel in Dante », Studi Danteschi 60 (1978), p. 59-152. Ernest Hoepffner, « Dante et les troubadours: À propos de quelques publications récentes », Etudes italiennes 4 (1922), p. 209: « Dante connaît les troubadours aussi bien dans leurs œuvres que dans leurs biographies. Il savait leur langue; il devrait même la posséder à fond pour être à même d’écrire des vers provençaux ». Bruce E. Hayes, « Arnaut Daniel et Dante », dans Le rayonnement des troubadours, sous la dir. d’Anton Touber (Amsterdam: Rodopi, 1998), p. 125-132.
5. Maurizio Perugi, « A proposito di alcuni scritti recenti su Petrarca e Arnaut Daniel », Studi Medievali 32 (1991), p. 369-384.
6. Arnaut Daniel, Pound’s Translations of Arnaut Daniel: A Variorum Edition with Commentary from Unpublished Letters (New York: Garland, 1991).
7. Ezra Pound et Paul Blackburn ont étudié la poésie occitane, et admiré surtout Arnaut Daniel pour ses rythmes, sons, tonalités qu’ils ont essayé de traduire et d’imiter. Helen M. Dennis, « The Translation Strategies of Dante Gabriel Rossetti, Ezra Pound and Paul Blackburn », dans Ezra Pound and Poetic Influence, sous la dir. de Helen M. Dennis (Amsterdam: Rodopi, 2000), p. 29-38. Ezra Pound and Poetic Influence: The Official Proceedings of the 17th International Ezra Pound Conference Held at Castle Brunnenberg, Tirolo di Merano, The Modern Language Review 98: 3 (juillet 2003), p. 713-714.
8. Vida, dans Arnaut Daniel, Canzoni, edizione critica, studio introduttivo, commento e traduzione a cura di Gianluigi Toja (Florence: Sansoni, 1960), p. 165-166.
9. Vida, dans Arnaut Daniel, Canzoni ... a cura di Gianluigi Toja, p. 165.
10. Martín de Riquer, Arnaut Daniel: Poesías (Barcelone: Quaderns Crema, 1994), p. 10.
11. Voir à propos d’Arnaut et de la place du jeu de dés dans ses cansos, Paolo Canettieri, Il gioco delle forme nella lirica dei trovatori (Roma: Bagatto Libri, 1996).
12. Arnaut Daniel, Canzoni ... a cura di Gianluigi Toja, p. 19-20.
13. Vida, dans Arnaut Daniel, Canzoni ... a cura di Gianluigi Toja, p. 165-166.
14. Vida, dans Arnaut Daniel, Canzoni ... a cura di Gianluigi Toja, p. 166.
15. Ulrich Mölk, Trobar clus, trobar leu, Studien zur Dichtungstheorie der Trobadors (Munich: W. Fink, 1968), p. 128-135.
16. Martín de Riquer, Arnaut Daniel: Poesías, p. 22.
17. Martín de Riquer, Arnaut Daniel: Poesías, p. 23.
18. À partir de la page 13, on aura la définition cumulative de la sémantique cognitive.
19. Dans les citations qui suivent, on ne mentionnera comme titre que les premiers mots du poème.
20. Entre.l taur a été attribuée à Raimon Vidal de Besalú par le chansonnier (C) (mais, à cause du style, l’attribution à Raimon n’est pas acceptée) et à Arnaut par le chansonnier () (admissible à cause des similitudes lexicales et de style avec les autres cansos d’Arnaut). Autant l’attribution d’Entre.l taur que celle de Mout m’es bel à Arnaut est vraisemblable mais non pas sûre. Voir Martín de Riquer, Arnaut Daniel, p. 64-65. James J. Wilhelm, The Poetry of Arnaut Daniel, p. 78-81; Martín de Riquer, Poesías de Arnaut Daniel, p. 225-231; John Henry Marshall, « La chanson provençale Entre.l taur e.l doble signe (P-C: 411, 3), une dix-neuvième chanson d’Arnaut Daniel? », Romania 90 (1969), p. 548-558.
21. Mout m’es bel, conservée exclusivement dans le chansonnier () a été édité par William D. Paden, « Un plazer dels mes, vingtième chanson d’Arnaut Daniel? Mout m’es bel el tems d’estiou (P-C 29, 14a) », Cahiers de civilisation médiévale 26 (1983), p. 341-354; François Zufferey, « Un plazer attribué à Arnaut Daniel », dans Miscellanea di studi in onore di Aurelio Roncaglia vol. IV (Modène: Mucchi, 1989), p. 1505-1513. Mout m’es bel apparaît seulement dans l’édition de Martín de Riquer, Arnaut Daniel: Poesías, p. 233-243.
22. Le sirventes est édité aussi par Pierre Bec, Burlesque et obscénité chez les troubadours (Paris: Stock/Moyen Age, 1984), p. 138-153.
23. Gianluigi Toja, Arnaut Daniel: Canzoni, edizione critica, studio introduttivo, commento e traduzione a cura di Gianluigi Toja (Florence: Sansoni, 1960).
24. Ugo Angelo Canello, La vita e le opere del trovatore Arnaldo Daniello (Halle: Niemeyer, 1883) décida de publier les poèmes non pas selon la datation (qui n’est pas sûre), mais selon les schémas métriques, classification maintenant classique, désormais acceptée par tous les éditeurs d’Arnaut.
25. Arnaut Daniel, Les poésies d’Arnaut Daniel, réédition critique d’après Canello avec traduction et notes critiques par René Lavaud (Toulouse: Privat, 1910).
26. Martín de Riquer, Arnaut Daniel: Poesías (Barcelone: Quaderns Crema, 1994).
27. Arnaut Daniel, The Poetry of Arnaut Daniel, présentation et traduction James J. Wilhelm (New York: Garland, 1981).
28. Paul Zumthor, Essai de poétique médiévale (Paris: Seuil, 1972), « Intertextualité et mouvance », Littérature 41 [1981], p. 8-16, et la section « Intervocalité et mouvance », dans La lettre et la voix: De la « littérature » médiévale (Paris: Seuil, coll. Poétique, 1987), p. 160-168.
29. Jaufré Rudel, The Songs of Jaufré Rudel, sous la dir. de Rupert T. Pickens (Toronto: Pontifical Institute of Mediaeval Studies, collection Studies and Texts 41, 1978).
30. Amelia E. Van Vleck, Memory and Re-Creation in Troubadour Lyric (Berkeley: University of California Press, 1991).
31. Simon Gaunt, « Orality and Writing: The Text of the Troubadour Poem », dans The Troubadours: An Introduction, sous la dir. de Simon Gaunt et Sarah Key (Cambridge: Cambridge UP, 1999), p. 244.
32. Bernard Cerquiglini, dans Éloge de la variante: Histoire critique de la Philologie (Paris: Seuil, 1989) brosse une histoire de la réception de la variante. Il passe en revue la critique littéraire dès Gaston Paris jusqu’à nos jours. L’idée fil-rouge de son essai est que l’écriture médiévale ne produit pas de variantes, qu’elle est une variance elle-même. C’est pourquoi on s’arrête de plus en plus sur un nouvel outil, le texte électronique, que le critique définit comme un parangon de la variance.
33. La tradition orale ne constitue pas un stade antérieur, larvaire ou inférieur à la tradition écrite, bien que de nos jours dans les sociétés « développées » le taux d’oralité soit beaucoup plus bas qu’il y a dix siècles, par exemple. Il faut considérer ces traditions orales comme un monde à part, une culture régie par sa propre logique interne, utilisant des formes d’expression, de création et de communication essentiellement divergentes des convictions établies des sciences humaines que ces dernières, fondées sur un scriptocentrisme irréfléchi, ne font que déformer et rendre incompréhensibles. Sur cette question, on se rapportera à Ria Lemaire, Passions et positions: contribution à une sémiotique du sujet dans la poésie lyrique médiévale en langues romanes (Amsterdam: Rodopi, 1988), p. 21. Paul Zumthor, Parler du Moyen Age (Paris: Minuit, 1980). Voir aussi: Régis Debray, Introduction à la médiologie (Paris: PUF, coll. Premier cycle, 2000), p. 33-68.
34. La transition de la littérature orale à l’écrit se fait au cours de dix siècles: la voix et l’ouïe sont indissolublement liées au visuel; pourtant les modalités de l’expression sont tout à fait différentes. On a gardé longtemps un lien étroit entre parole et écriture, démontré, par exemple, par la définition suivante de leer, prise du Tesoro de la lingua castelana de Covarrubias (1610): « pronunciar comme palabras lo que por letras esta escrito ». Cette habitude de lire à haute voix disparaît peu à peu. Cela implique-t-il aussi que le transfert sur le papier a fait perdre encore plus du sensoriel dans le texte?
35. La razo de la chanson Anc ieu raconte une anecdote de la cour du roi Richard d’Angleterre, à propos d’une confrontation entre Arnaut et un autre jongleur, qui prétendait composer dans des rimes plus précieuses que lui. Afin de leur donner la possibilité de prouver leur maîtrise dans l’art de la chanson, le roi a mis chacun des deux concurrents dans une chambre du château, pendant dix jours. Pendant que le jongleur répétait sa nouvelle chanson pour mieux la retenir, Arnaut manquait d’inspiration. Le troisième jour de la « compétition », il a entendu la chanson du jongleur et l’a apprise par cœur. Le jour de la confrontation, Arnaut a commencé le premier et a reproduit devant le roi la chanson Anc ieu, au désespoir du jongleur. Arnaut a reconnu qu’il avait volé la chanson, et le roi, amusé, a offert également aux deux artistes de beaux dons.
36. Walter J. Ong, Orality and Literacy: The Technologizing of the Word (Londres: Routledge, 2002), Eric Alfred Havelock, The Muse Learns to Write: Reflections on Orality and Literacy from Antiquity to the Present (New Haven: Yale UP, 1986).
37. Paul Zumthor, Introduction à la poésie médiévale, p. 194.
38. Emmanuèle Baumgartner et Philippe Ménard, Dictionnaire étymologique et historique de la langue française (Paris: Librairie Générale Française, La Pochothèque, 1996), p. 178.
39. Glynnis M. Cropp, Le Vocabulaire courtois des troubadours classiques de l’époque classique (Genève: Droz, coll. Publications romanes et françaises, nº 135, 1975).
40. Pierre Bec, « La douleur et son univers poétique chez Bernard de Ventadour. Essai d’analyse systématique », dans Écrits sur les troubadours et la lyrique médiévale (Caen: Éditions Paradigme, 1992), p. 165-200.
41. Pierre Bec, « La douleur et son univers poétique… », p. 192.
42. Pierre Bec, « La douleur et son univers poétique… », p. 197.
43. Pierre Bec, « La douleur et son univers poétique… », p. 199.
44. Pierre Bec, « La douleur et son univers poétique… », p. 200.
45. Pierre Bec, « L’antithèse poétique chez Bernard de Ventadour », dans Écrits sur les troubadours et la lyrique médiévale (Caen: Éditions Paradigme, 1992), p. 201-231.
46. Pierre Bec, « L’antithèse poétique », p. 204.
47. Pierre Bec, « L’antithèse poétique », p. 231.
48. Rouben C. Cholakian, The Troubadour Lyric: A Psychocritical Reading (Manchester: Manchester UP, 1990), p. 147-148.
49. Rouben C. Cholakian, The Troubadour Lyric …, p. 149.
50. Sarah Spence, « Rhetoric and Hermeneutics », dans The Troubadours: An Introduction, sous la dir. de Simon Gaunt et Sarah Kay (Cambridge: Cambridge UP, 1999), p. 164-180. L’article est une réponse aux études de Linda Paterson, Troubadours and Eloquence (Oxford: Clarendon Press, 1975) qui persuadait que les troubadours connaissaient la rhétorique classique, qu’ils ont adaptée à leurs besoins, et de Nathaniel B. Smith, « Rhetoric », dans A Handbook of the Troubadours, sous la dir de F.R.P. Akehurst et Judith M. Davis (Berkeley: U of California P, 1995), p. 400-420 qui démontrait que les troubadours essayaient de plaire à leurs patrons par la rhétorique conventionnelle qui les empêchaient d’exprimer des valeurs politiques ou sociales nouvelles. Voir aussi à propos de la rhétorique des troubadours, Sarah Spence, Rhetorics of Reason and Desire: Vergil, Augustine, and the Troubadours (Ithaca: Cornell UP, 1988) et Sarah Spence, Texts and the Self in the Twelfth Century (Cambridge: Cambridge UP, 1996).
51. Sarah Spence, « Rhetoric and Hermeneutics », p. 164.
52. Sarah Spence, « Rhetoric and Hermeneutics », p. 178.
53. James Jerome Murphy, Rhetoric in the Middle Ages: A History of Rhetorical Theory from Saint Augustine to the Renaissance (Berkeley: University of California Press, 1974).
54. Sarah Spence, « Rhetoric and Hermeneutics », p. 175.
55. Stephen G. Nichols, « Rhetorical Metamorphosis in the Troubadour Lyric », dans Mélanges de langue et de littérature médiévales offertes à Pierre Le Gentil (Paris: SEDES, 1973), p. 570: « the difference between the self-reflexiveness revealed in troubadour lyrics and that found in modern poetry lies in their differing degrees of interiorization. For the modern poet, the word is subsumed within the knowing subject, whereas the troubadour conceives of himself in relationship to the outer world, to external beings ».
56. Pierre Dufour, « Vers une herméneutique cognitive des imaginaires mélancoliques. Esquisse d’une méthode », dans Melanconia, malattia malinconica e letteratura moderna: Atti di seminario. Trento, Maggio, 1990, sous la dir. d’Anna Dolfi (Rome: Bulzoni Editore, 1991), p. 67-102.
57. Pierre Dufour, « Vers une herméneutique cognitive… », p. 72.
58. Pierre Dufour, « Vers une herméneutique cognitive… », p. 73.
59. George Lakoff et Mark Johnson, Les métaphores dans la vie quotidienne [Metaphors We Live By], trad. de l’américain par Michel de Fornel, Jean-Jacques Lecercle (Paris: Les Éditions de Minuit, 1985).
60. Gilbert Durand, Les Structures anthropologiques de l’imaginaire: Introduction à l’anthropologie générale (Paris: PUF, 1960).
61. Pierre Dufour, « Vers une herméneutique », p. 77.
62. Jaufré Rudel, The Songs of Jaufré Rudel, sous la dir. de Rupert Pickens, p. 164, notre traduction.
63. Pierre Dufour, « Vers une herméneutique », p. 79. Il s’agit toujours de la recherche de George Lakoff et Mark Johnson, Les métaphores dans la vie quotidienne [Metaphors We Live By], trad. de l’américain par Michel de Fornel, avec la collaboration de Jean-Jacques Lecercle (Paris: Les Éditions de Minuit, 1985).
64. Marcel Danesi, Poetic Logic: The Role of Metaphor in Thought, Language and Culture (Madison: Atwood Publishing, 2004), p. 13.
65. James Jerome Murphy, Rhetoric in the Middle Ages: A History of Rhetorical Theory from Saint Augustine to the Renaissance (Berkeley: University of California Press, 1974), p. 326-328.
66. James Jerome Murphy, Rhetoric in the Middle Ages, p. 330-331.
67. Cité par Miriam Taverniers, Metaphor and Metaphorology: A Selective Genealogy of Philosophical and Linguistic Conceptions of Metaphor from Aristotle to the 1990s (Gand: Academia Press, 2002), p. 12.
68. Marcel Danesi, Poetic Logic…, p. 14.
69. Reuven Tsur, What is Cognitive Poetics (Tel Aviv: Katz Research Institute for Hebrew Literature, Tel Aviv University, 1983); Reuven Tsur, Toward a Theory of Cognitive Poetics (Amsterdam: North Holland, 1992); Reuven Tsur, Poetic Rhythm: Structure and Performance: An Empirical Study in Cognitive Poetics (Berne: Peter Lang, 1998).
70. Peter Stockwell, Cognitive Poetics: An Introduction (Londres: Routledge, 2002).
71. Gerard Steen et Joanna Gavins, Cognitive Poetics in Practice (Londres: Routledge, 2003).
72. François Rastier, Marc Cavazza et Anne Abeillé, Sémantique pour l’analyse: de la linguistique à l’informatique (Paris: Masson, 1994).
73. Marcel Danesi et Paul Perron, Analyzing Cultures: An Introduction and Handbook (Indiana: Indiana UP, 1999), p. 68.
74. Marcel Danesi et Paul Perron, Analyzing Cultures, p. 70.
75. Le tableau est repris de Marcel Danesi et Paul Perron, Analyzing Cultures, p. 180.
76. Le terme d’« analogie de base » ou de « métaphore de racine » a été introduit par le philosophe américain Stephen Coburn Pepper, World Hypothesis: A Study in Evidence (Berkeley: University of California Press, 1942), mentionné par Miriam Taverniers, Metaphor and Metaphorology, p. 26-27. Le terme est repris par d’autres chercheurs, parmi lesquels Andrew Goatly, The Language of Metaphors (New York: Routledge, 1997).
77. Frederick Charles Bartlett, Remembering: A Study in Experimental and Social Psychology (Cambridge: Cambridge UP, 1932).
78. Catherine Emmott, Narrative Comprehension: A Discoursive Perspective (Oxford: Claredon Press, 1997); Norman Fairclough, Language and Power (Londres: Longman, 1989).
79. Mark Johnson, The Body in the Mind: The Bodily Basis of Meaning, Imagination, and Reason (Chicago: University of Chicago Press, 1987).
80. George Lakoff et Mark Johnson, Les métaphores dans la vie quotidienne.
81. Il s’agit de la théorie des prototypes que développent Eleanor Rosch et ses collaborateurs pour rendre compte des résultats d’une série d’expériences sur la catégorisation. Eleanor Rosch Heider et Donald C. Olivier, « The structure of the color space in naming and memory for two languages », Cognitive Psychology 3 (1972), p. 337-354, Eleanor Rosch, « Cognitive representation of semantic categories », Journal of Experimental Psychology 104 (1975), p. 192-233; Eleanor Rosch, « Universals and cultural specifics in categorization », dans Cross-cultural perspectives on learning, sous la dir. de Richard W. Brislin, Stephen Bochner et Walter J. Lonner, (New-York: Halstead, 1975), p. 177-206; Eleanor Rosch, « Principles of Categorization », dans Cognition and Categorization, sous la dir. de Eleanor Rosch et Barbara Bloom Lloyd (Hillsdale: Lawrence Erlbaum, 1978), p. 27-48.
82. George Lakoff et Mark Johnson, Les métaphores…, p. 13.
83. George Lakoff et Mark Johnson, Les métaphores…, p. 15.
84. Paul Zumthor, Essai de poétique médiévale (Paris: Seuil, 1972), p. 10.
85. Dominique Maingueneau, Le contexte de l’oeuvre littéraire: énonciation, écrivain, société (Paris: Dunod, 1993), p. 83.
86. Régis Debray, Cours de médiologie générale (Paris: Gallimard, 1991), p. 17.
87. Paul Zumthor démontre dans son livre La lettre et la voix: de la littérature médiévale (Paris: Seuil, coll. Poétique, 1987) qu’il ne peut pas y avoir de « textes authentiques », et que, par contre, il y a seulement une constante circulation des motifs et des formes qui appartiennent à tous et à personne et entretiennent des rapports étroits avec la mémoire collective. Cette thèse s’apparente à celle des mèmes de Richard Dawkins qui expliquent la circulation des idées dans la mémoire collective et individuelle.
88. Paul Zumthor, Essai de poétique médiévale (Paris: Seuil, 1972), p. 11-12.
89. La mémoire et le sensoriel sont mis en relation dans le sens où l’œil et l’oreille sont les deux « portes de la mémoire », selon Richard de Fournival, « Le Bestiaire d’amour », trad. Gabriel Bianciotto, dans Bestiaires du Moyen Age (Paris: Stock, « Moyen Age », 1992, p. 127-128, cité par Michèle Gally et Michel Jourde, « Avant-propos », dans Par la vue et par l’ouïe: Littérature du Moyen Âge et de la Renaissance, sous la dir. de Michèle Gally et Michel Jourde (Fontenay: ENS, 1999), p. 12. Voir aussi à propos de l’importance de la mémoire dans la lyrique troubadouresque Amelia Eileen Van Vleck, Memory and Re-Creation in Troubadour Lyric (Berkeley: University of California Press, 1991).
90. Paul Zumthor, « Pour une poétique de la voix », Poétique 40 (1979), p. 521.
91. Augustin, Les Confessions, sous la dir. de L. Jerphagnon (Paris: Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1998), p.1000, livre X, XVIII, 27.
92. Michel Denis, Image et cognition (Paris: PUF, 1989), p. 9.
93. Jacques Roubaud, La fleur inverse: essai sur l’art formel des troubadours (Paris: Ramsay, 1986), p. 293-4.
94. Jacques Roubaud, La fleur inverse, p. 293-294.
95. Jacques Roubaud, La fleur inverse, p. 321.