NEF (Net des études françaises) - Dossiers du NEF

Le livre, de l'imprimé au numérique

par Marie Lebert, août 2007

Ce texte est ma contribution à l'ouvrage La bataille de l'imprimé à l'ère du papier électronique [ce titre reprend celui d'un colloque mais, à mon sens, il s'agit moins de "bataille" que de complémentarité], un ouvrage collectif sous la direction d'Eric Le Ray et Jean-Paul Lafrance, Presses universitaires de Montréal (PUM), 2008. Le contenu de ce texte est issu de mes deux livres: Les mutations du livre à l'heure de l'internet (juillet 2007) et Le Livre 010101 (septembre 2003), tous deux publiés en ligne sur le Net des études françaises (NEF) et diffusés en parallèle par la librairie numérique Numilog. Ces deux ouvrages sont basés sur des entretiens avec de nombreux professionnels du livre, dont certains sont cités dans les lignes qui suivent.

***

L’internet et les technologies numériques bouleversent le monde du livre. Imprimé sous de multiples formes depuis plus de cinq siècles, le livre se convertit. Si, en 2007, le livre imprimé a toujours sa place, d’autres supports se développent, et les habitudes de travail changent. Le mouvement est amorcé au milieu des années 1990 avec l'apparition de textes électroniques, d’éditeurs électroniques, de librairies en ligne et de bibliothèques numériques. Il se poursuit au début des années 2000 avec le développement de dictionnaires en ligne, de bases textuelles sur le web, d’oeuvres hypermédias, de livres en version numérique, de livres numériques braille et audio, de logiciels de traduction, de logiciels de lecture pour ordinateur et assistant personnel (PDA), d’appareils de lecture de la taille d’un livre, etc. On attend maintenant le papier électronique.

Le grand vecteur du livre numérique est le web qui, en quelques années, est devenu une gigantesque encyclopédie, une énorme bibliothèque, une immense librairie et un organe de presse des plus complets. A ceci s’ajoutent des services spécifiques au livre, comme la numérisation des oeuvres imprimées, la conception des logiciels de lecture, la fabrication des livres numériques et la mise au point des appareils de lecture. Converties en textes électroniques, les oeuvres du domaine public peuvent désormais être diffusées librement, y compris auprès des personnes aveugles et malvoyantes. A côté du livre imprimé apparaît le livre numérique, qu’on peut lire sur son ordinateur, sur son assistant personnel ou sur une tablette de lecture. Par ailleurs, des écrivains explorent les possibilités offertes par l’hyperlien ou le courriel pour créer des oeuvres d’un genre nouveau.

Le numérique secoue durement le monde de l’imprimé, réputé jusque-là pour sa stabilité. Contrairement aux pronostics un peu rapides de quelques spécialistes enthousiastes, le livre imprimé n’est pas menacé pour autant, loin s’en faut, et point n’est besoin de pleurer la mort du papier. On a désormais deux supports - papier et numérique - au lieu d’un seul. Les documents imprimés récents sont presque tous issus d'une version électronique sur traitement de texte, tableur ou base de données, ce qui rend d'autant plus facile la publication du même document en deux versions, numérique et imprimée. Si les lecteurs sont maintenant nombreux à utiliser les ressources offertes par le numérique, peu d’entre eux sont devenus pour autant des adeptes du "zéro papier", et beaucoup restent amoureux du livre imprimé, à la fois pour son côté pratique et pour le plaisir de l’objet.

Le livre imprimé a cinq siècles et demi. Le livre numérique est plus difficile à dater. Si on le considère comme un texte électronique, il aurait 35 ans et serait né avec le Projet Gutenberg, créé dès juillet 1971 par Michael Hart pour distribuer gratuitement les oeuvres du domaine public par voie électronique. Il faut toutefois attendre le développement du web au milieu des années 1990 pour que débute une véritable diffusion des textes à l’échelle de la planète. Si on le réduit à son aspect commercial, le livre numérique serait né en mai 1998 avec la mise en vente des premiers titres numériques par les éditions 00h00 [www.00h00.com, aujourd'hui défunt]. Mais, là aussi, le livre numérique commercial ne prend vraiment son essor que deux ans et demi plus tard, à compter du deuxième semestre 2000. Signe des temps, en novembre 2000, la British Library met en ligne la version numérique de la Bible de Gutenberg (1454-1455), premier livre à avoir jamais été imprimé.

Le livre étant à l’origine un assemblage de feuilles imprimées formant un volume, utiliser le terme "livre" en le couplant avec les adjectifs "numérique" et "électronique" relève pour certains de l’hérésie si on s’en tient au livre en tant que support. Mais ceci paraît tout à fait acceptable si on considère le livre dans sa dimension éditoriale. Le livre n'est-il pas d'abord un "contenu" avant d'être un support? Qu'il soit imprimé ou numérique, le livre est en premier lieu un ensemble de mots émanant d'une personne voulant communiquer ses pensées, ses sentiments ou son savoir à large échelle.

Document électronique? Document numérique? Livre électronique? Livre numérique? Un vocabulaire adapté reste à définir. Comme expliqué dès 1995 par Jean-Gabriel Ganascia, directeur du Groupement d’intérêt scientifique (GIS) Sciences de la cognition, dans un compte-rendu du cycle de "réflexion de prospective" consacré au livre électronique, le terme "livre électronique", souvent utilisé en français, est "à la fois restrictif et inopportun". Ce terme est restrictif parce que le livre désigne "un support particulier de l’écrit qui est advenu à un moment donné dans l’histoire" alors que le document électronique comporte à la fois de l'écrit, de l'image et du son. Ce terme est également inopportun parce qu'on ne peut guère juxtaposer au terme "livre" le terme "électronique", "un nouvel objet immatériel défini par un ensemble de procédures d’accès et une structuration logique". De plus, qu'il s’agisse de sa forme exacte ou de sa fonction exacte, le statut même de ce qu’on appelle "livre électronique" n'est pas encore déterminé.

C’est aussi l'avis de Pierre Schweitzer, inventeur du projet @folio, une tablette numérique de lecture nomade, qui écrit en juillet 2002: "J'ai toujours trouvé l’expression 'livre électronique' très trompeuse, piégeuse même. Car quand on dit 'livre', on voit un objet trivial en papier, tellement courant qu'il est devenu anodin et invisible... alors qu'il s’agit en fait d’un summum technologique à l'échelle d'une civilisation. Donc le terme 'livre' renvoie sans s’en rendre compte à la dimension éditoriale - le contenu -, puisque 'l’objet technique', génial, n’est pas vraiment vu, réalisé... Et de ce point de vue, cette dimension-là du livre, comme objet technique permettant la mise en page, le feuilletage, la conservation, la distribution, la commercialisation, la diffusion, l'échange, etc., des oeuvres et des savoirs, est absolument indépassable. Quand on lui colle 'électronique' ou 'numérique' derrière, cela renvoie à tout autre chose: il ne s’agit pas de la dimension indépassable du codex, mais de l'exploit inouï du flux qui permet de transmettre à distance, de recharger une mémoire, etc., et tout ça n'a rien à voir avec le génie originel du codex! C’est autre chose, autour d’internet, de l'histoire du télégraphe, du téléphone, des réseaux..."

Nous vivons une période transitoire quelque peu inconfortable, marquée par la généralisation des documents numériques et la numérisation à grande échelle des documents imprimés, mais qui reste encore fidèle au papier. Pour des raisons aussi bien pratiques que sentimentales, les amoureux du livre peuvent difficilement se passer du livre imprimé et de ce matériau qu'est le papier, dont certains nous prédisent régulièrement la mort prochaine mais dont la longévité risque de nous surprendre.

Dans un article publié en février 1997 dans la revue Informatique-Informations, Pierre Perroud, fondateur de la bibliothèque numérique Athena, insiste sur la complémentarité du texte électronique et du livre imprimé. Selon lui, "les textes électroniques représentent un encouragement à la lecture et une participation conviviale à la diffusion de la culture", notamment pour l’étude et la recherche textuelle. Ces textes "sont un bon complément du livre imprimé - celui-ci restant irremplaçable lorsqu’il s’agit de lire". S’il est persuadé de l’utilité du texte électronique, le livre imprimé reste "un compagnon mystérieusement sacré vers lequel convergent de profonds symboles: on le serre dans la main, on le porte contre soi, on le regarde avec admiration; sa petitesse nous rassure autant que son contenu nous impressionne; sa fragilité renferme une densité qui nous fascine; comme l’homme il craint l’eau et le feu, mais il a le pouvoir de mettre la pensée de celui-là à l’abri du Temps."

Il ne semble d’ailleurs pas opportun d’opposer livre numérique et livre imprimé, comme le rappelle Olivier Pujol, président de la société Cytale et promoteur du Cybook, une tablette électronique de lecture. "Le livre électronique, permettant la lecture numérique, ne concurrence pas le papier, écrit-il en décembre 2000. C’est un complément de lecture, qui ouvre de nouvelles perspectives pour la diffusion de l'écrit et des oeuvres mêlant le mot et d’autres médias (image, son, image animée...). Les projections montrent une stabilité de l’usage du papier pour la lecture, mais une croissance de l'industrie de l’édition, tirée par la lecture numérique et le livre électronique. De la même façon que la musique numérique a permis aux mélomanes d’accéder plus facilement à la musique, la lecture numérique supprime, pour les jeunes générations comme pour les autres, beaucoup de freins à l'accès à l’écrit."

Après avoir sonné un peu vite le glas du papier, on ne parle plus du "tout numérique" pour le proche avenir, mais plutôt de la juxtaposition "papier et pixel", et de la publication simultanée d’un livre en deux versions. Il reste au livre numérique à faire ses preuves face au livre imprimé, un modèle économique qui a plus de cinq cents ans et qui est parfaitement rôdé. Le travail est gigantesque et comprend entre autres la constitution des collections, la mise en place d'un réseau de distribution, l'amélioration des supports de lecture et la baisse de leur prix. Plus important encore, les lecteurs doivent s'habituer à lire des livres à l'écran. Si elle offre des avantages certains (recherche textuelle, sommaire affiché en permanence, etc.), de l'avis général, l'utilisation d’une machine - ordinateur, assistant personnel, téléphone portable, smartphone ou tablette électronique - n'égale pas encore le confort procuré par le livre imprimé. Toutefois, malgré les difficultés rencontrées, les adeptes de la lecture numérique sont de plus en plus nombreux. Ils attendent patiemment des appareils de lecture plus satisfaisants, ou encore des livres et journaux électroniques sur support souple.

Pour des raisons budgétaires, de plus en plus de publications n’existent qu’en version électronique. Outre sa facilité d'accès et son faible coût, le document électronique peut être régulièrement actualisé. Point n’est besoin d'attendre une nouvelle édition imprimée soumise aux contraintes commerciales ou aux exigences de l'éditeur, notamment pour les ouvrages et périodiques scientifiques et techniques, dans lesquels l'information récente est primordiale et qu'il est nécessaire d'actualiser régulièrement. Pour ces derniers, les technologies numériques conduisent à repenser complètement la signification même de publication, et à s'orienter vers une diffusion en ligne. Les tirages papier restent toujours possibles à titre ponctuel. Des universités diffusent désormais des manuels "sur mesure" composés d’un choix de chapitres et d'articles sélectionnés dans une base de données, auxquels s’ajoutent les commentaires des professeurs. Pour un séminaire, un très petit tirage peut être fait à la demande à partir de documents transmis par voie électronique à un imprimeur. Quant aux revues en ligne, elles passent souvent un partenariat avec une société spécialisée dans l'impression à la demande.

Enseignante-chercheuse à l'Ecole pratique des hautes études (EPHE, Paris-Sorbonne), Marie-Joseph Pierre écrit en février 2003: "Il me paraît évident que la publication des articles et ouvrages au moins scientifiques se fera de plus en plus sous forme numérique, ce qui permettra aux chercheurs d'avoir accès à d'énormes banques de données, constamment et immédiatement évolutives, permettant en outre le contact direct et le dialogue entre les auteurs. Nos organismes de tutelle, comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) par exemple, ont déjà commencé à contraindre les chercheurs à publier sous ce mode, et incitent fortement les laboratoires à diffuser ainsi leurs recherches pour qu’elles soient rapidement disponibles. Nos rapports d’activité à deux et à quatre ans – ces énormes dossiers peineux résumant nos labeurs – devraient prochainement se faire sous cette forme. Le papier ne disparaîtra pas pour autant, et je crois même que la consommation ne diminuera pas... Car lorsque l’on veut travailler sur un texte, le livre est beaucoup plus maniable. Je m’aperçois dans mon domaine que les revues qui ont commencé récemment sous forme numérique commencent à être aussi imprimées et diffusées sur papier dignement relié. Le passage de l'un à l'autre peut permettre des révisions et du recul, et cela me paraît très intéressant."

Les technologies numériques ouvrent aussi de nouveaux horizons pour les auteurs de fiction. En avril 2000, Anne-Bénédicte Joly, romancière, décide de créer son propre site web pour diffuser ses oeuvres. Deux mois après la mise en ligne de son site, elle raconte: "Après avoir rencontré de nombreuses fins de non-recevoir auprès des maisons d’édition et ne souhaitant pas opter pour des éditions à compte d’auteur, j’ai choisi, parce que l’on écrit avant tout pour être lu (!), d’avoir recours à l’auto-édition. Je suis donc un écrivain-éditeur et j’assume l’intégralité des étapes de la chaîne littéraire, depuis l’écriture jusqu’à la commercialisation, en passant par la saisie, la mise en page, l’impression, le dépôt légal et la diffusion de mes livres. Mes livres sont en règle générale édités à 250 exemplaires et je parviens systématiquement à couvrir mes frais fixes. Je pense qu’internet est avant tout un média plus rapide et plus universel que d’autres, mais je suis convaincue que le livre 'papier' a encore, pour des lecteurs amoureux de l’objet livre, de beaux jours devant lui. Je pense que la problématique réside davantage dans la qualité de certains éditeurs, pour ne pas dire la frilosité, devant les coûts liés à la fabrication d’un livre, qui préfèrent éditer des livres 'vendeurs' plutôt que de décider de prendre le risque avec certains écrits ou certains auteurs moins connus ou inconnus (...). Si l’internet et le livre électronique ne remplaceront pas le support livre, je reste convaincue que disposer d’un tel réseau de communication est un avantage pour des auteurs moins (ou pas) connus."

Il existe certainement de nombreuses possibilités à explorer. Editeur puis consultant en édition électronique, Nicolas Pewny écrit en février 2003: "Je vois le livre numérique du futur comme un 'ouvrage total' réunissant textes, sons, images, vidéo, interactivité : une nouvelle manière de concevoir et d’écrire et de lire, peut-être sur un livre unique, sans cesse renouvelable, qui contiendrait tout ce que l’on a lu, unique et multiple compagnon."

Pierre Schweitzer, inventeur du projet @folio, fait à nouveau le point en janvier 2007: "La lecture numérique dépasse de loin, de très loin même, la seule question du 'livre' ou de la presse. Le livre et le journal restent et resteront encore, pour longtemps, des supports de lecture techniquement indépassables pour les contenus de valeur ou pour ceux dépassant un seuil critique de diffusion. Bien que leur modèle économique puisse encore évoluer (comme pour les 'gratuits' la presse grand public), je ne vois pas de bouleversement radical à l'échelle d’une seule génération. Au-delà de cette génération, l’avenir nous le dira. On verra bien. Pour autant, d’autres types de contenus se développent sur les réseaux. Internet défie l'imprimé sur ce terrain-là: celui de la diffusion en réseau (dématérialisée = coût marginal nul) des oeuvres et des savoirs. Là où l’imprimé ne parvient pas à équilibrer ses coûts. Là où de nouveaux acteurs peuvent venir prendre leur place. Or, dans ce domaine nouveau, les équilibres économiques et les logiques d’adoption sont radicalement différents de ceux que l'on connaît dans l’empire du papier - voir par exemple l'évolution des systèmes de validation pour les archives ouvertes dans la publication scientifique. Ou les modèles économiques émergents de la presse en ligne. Il est donc vain, dangereux même, de vouloir transformer au forceps l’écologie du papier - on la ruinerait à vouloir le faire! À la marge, certains contenus très spécifiques, certaines niches éditoriales, pourraient être transformées - l'encyclopédie ou la publication scientifique le sont déjà: de la même façon, les guides pratiques, les livres d’actualité quasi-jetables et quelques autres segments qui envahissent les tables des librairies pourraient l’être, pour le plus grand bonheur des libraires. Mais il n'y a là rien de massif ou brutal selon moi: nos habitudes de lecture ne seront pas bouleversées du jour au lendemain, elles font partie de nos habitudes culturelles, elles évoluent lentement, au fur et à mesure de leur adoption (= acceptation) par les générations nouvelles."

Selon Denis Zwirn, président de la grande librairie numérique Numilog, interviewé en août 2007, "2008 pourrait sans doute marquer un premier point d'inflexion dans la courbe de croissance du marché des livres numériques. Plusieurs facteurs sont réunis pour cela: (1) le développement de vastes catalogues en ligne utilisant pleinement les fonctionnalités de la recherche plein texte dans les livres numérisés, comme ceux de la future Bibliothèque numérique européenne, de VolltextSuche Online, de Google et d'Amazon. Une fois le contenu trouvé dans un des ouvrages ainsi 'sondé' par ce type de recherche révolutionnaire pour le grand public, il est naturel de vouloir accéder à la totalité de l'ouvrage... dans sa version numérique. (2) Des progrès techniques cruciaux tels que la proposition commerciale d'appareils de lecture à base d'encre électronique améliorant radicalement l'expérience de lecture finale pour l'usager en la rapprochant de celle du papier. Par exemple l'iLiad d'Irex ou le Sony Reader, mais bien d'autres appareils s'annoncent. Le progrès concerne toutefois tout autant le développement des nouveaux smartphones multifonctions comme les BlackBerry ou l'iPhone, ou la proposition de logiciels de lecture à l'interface fortement améliorée et pensée pour les ebooks sur PC, comme Adobe Digital Edition. (3) Enfin, le changement important d'attitude de la part des professionnels du secteur, éditeurs, et probablement bientôt aussi libraires. Les éditeurs anglo-saxons universitaires ont massivement tracé une route que tous les autres sont en train de suivre, en tout cas aux Etats-Unis, en Europe du Nord et en France: proposer une version numérique de tous les ouvrages. Même pour les plus réticents encore il y a quelques années, ce n'est plus une question de 'pourquoi?', c'est simplement devenu une question de 'comment?'. Les libraires ne vont pas tarder à considérer que vendre un livre numérique fait partie de leur métier normal.

Le livre numérique n'est plus une question de colloque, de définition conceptuelle ou de divination par certains 'experts': c'est un produit commercial et un outil au service de la lecture. Il n'est pas besoin d'attendre je ne sais quel nouveau mode de lecture hyper moderne et hyper textuel enrichi de multi médias orchestrant savamment sa spécificité par rapport au papier, il suffit de proposer des textes lisibles facilement sur les supports de lecture électronique variés qu'utilisent les gens, l'encre électronique pouvant progressivement envahir tous ces supports. Et de les proposer de manière industrielle. Ce n'est pas et ne sera jamais un produit de niche (les dictionnaires, les guides de voyage, les non voyants...): c'est en train de devenir un produit de masse, riche de formes multiples comme l'est le livre traditionnel."


Page d'accueil des Dossiers du NEF

Page d'accueil du NEF


© 2007 Marie Lebert. Tous droits réservés.